Sincèrement,

Sincèrement,

d’habitude, ce mot est utilisé pour clore une missive, mais là, c’est le ton entier de cette lettre-nouvelle que j’ai eu envie de confier à ce mot. Vous êtes mes premières et premiers abonné•es, et vous me connaissez un peu depuis le temps qu’on partage autour de la créativité, des coups de cœur, et des valeurs, (qu’elles soient graphiques ou humaine), alors je crois que cet angle ne vous surprendra pas.

Pour se lancer, il faut prendre une bonne inspiration, je me suis dit que ça faisait un bon sujet pour débuter.

Bienvenue par ici ! 

Où est la source de l’inspiration ?

En vrai, je ne suis même pas certaine de savoir vraiment répondre, ou plutôt, PRÉCISÉMENT répondre. Mais j’ai eu envie pour ma « première » newsletter d’aborder avec vous ce sujet.

Est ce que tout commence avec ou par l’inspiration ?

Parfois j’ai l’impression qu’elle est là, comme un jaillissement fluide et que je n’ai qu’à m’inscrire dans ce mouvement, à respirer, profondément, humer l’air et les couleurs et dans ce flux, tout fait sujet pour moi. Du mimosa qui explose au dessus de la route, au panneau de signalétique au coin de la rue, à la vaisselle abandonnée dans l’évier, je vais me repaître de tout ce qui va se présenter sous mes yeux. Couleurs, formes, reflets, tout va me parler et le temps va me manquer pour attraper toutes ces opportunités graphiques, mais mon mental, mon humeur et ma joie vont se nourrir de toutes ces possibles image/croquis/oeuvres.

À d’autres moment, pourtant, l’inspiration semble avoir disparu.

Plus rien de fait sujet, le bouquet magnifique semble vu et revu, mon mug de café me laisse de marbre et même le rayon de soleil sur les premières jonquilles au pas de la porte ne me fait pas sortir mon carnet. Quand c’est comme ça, on a vite l’impression que c’est définitif, en tout cas c’est ainsi qu’il je le vis.

Et puis, comme les marées de l’atlantique, le désir revient. Souvent sans crier gare. Une conversation inattendue et chaleureuse au coin de la rue, un moment partagé dans un bistrot chouchou, une bonne nuit de sommeil, une promenade vivifiante, et l’appel du carnet est de retour.

Avec les années, j’ai appris à ne plus m’en faire une montagne, je sais que ces périodes parfois déroutantes (démoralisantes?) sont des temps de latence, des espaces où inconsciemment les batteries créatives se rechargent. J’ai remarqué que mes acquis techniques ne s’évanouissent pas, ils restent disponibles, comme mûris et solidifiés par ce temps de pause. 

Bien sûr, dans mon cas, la création est centrale dans ma vie, que ce soit professionnel, ou personnel (comme une pratique de loisir) alors ces périodes de reflux ne durent jamais trop longtemps, et surtout j’ai quelques tics pour relancer la machine si je trouve que « ça fait trop longtemps ».





Alors voici quelques-unes de mes tactiques pour rallumer le feu :

  • Ouvrir un livre d’art sur un ou une artiste que j’aime et copier une oeuvre ou me laisser inspirer par leur impulsion.

J’ai quelques booster comme par exemple Mathurin Méheut, ou Maurice Denis, ou encore Berthe Morisot, pour les classiques, et plus actuel, ça peut être un livre sur Claire Tabouret, ou Nathanaelle Herbelin. Un livre ne déclenche pas les mêmes ressorts créatifs qu’une vidéo ou un post Instagram, je trouve que l’énergie est plus posée, plus lente et invite à explorer en prenant son temps.

  • Ouvrir mon dossier « inspiration » où j’enregistre des publications « whaou » qui me stimulent et où je sais trouver l’impulsion pour les jours sans.

Quand je scrolle sur Instagram, comme mon fil est principalement constitué d’abonnements créatifs, je tombe parfois sur des publications encore plus Whaou que les autres et qui sont comme des bonbons visuels, ce n’est pas forcéments des œuvres, ce n’est pas toujours logique ou construit, mais ça me donne une irrépressible envie de faire « pareil », ou d’absorber ce que dégage le post. Ça peut être une image de mode, une photo d’intérieur, une œuvre picturale, une photo de nature, etc. J’ai pris l’habitude d’enregistrer ces posts dans un dossier « inspiration » que je devrait peut-être renommer « Trésors » tant j’ai l’impression d’être une pie qui amasse dans son nid.

  • Rejoindre un challenge en ligne et me laisser emporter (même juste quelques jours). Instagram regorge de propositions, tout au long de l’année, et si on ne les a pas répéré au moment où on en a besoin, un petit appel en story, et les infos affluent. C’est vraiment le côté généreux et stimulant que j’aime dans ce réseau social.

  • Lancer un challenge collectif, ce qui immanquablement m’oblige à une certaine régularité.

J’ai bien conscience que je bénéficie de l’effet « bonne communauté ». Je vois bien que depuis que mon compte s’est bien étoffé, l’effet de groupe pour ce genre de proposition est bien plus fort qu’il y a quelques années. Et même si le challenge ne parle qu’à à peine 1% de mes abonnés, ça donne déjà une belle énergie de groupe, stimulante et encourageante. J’adore ça et il en sort souvent de belles histoires, de nouvelles pratiques ou techniques, des rencontres enrichissantes.

  • Proposer une sortie croquis à une chouette copine.

Faire ensemble, en vrai, échanger sur nos pratiques, nos freins, ou nos obsessions, voir l’autre faire différemment, je trouve ça toujours très inspirant. C’est comme un shoot de créativité. Le risque est qu’on parle plus qu’on ne dessine, mais en vrai, ça n’a aucune importance, un vrai moment de conversation à cœurs ouverts est un booster de créativité dont il ne faut jamais se priver.

  • Me relancer l’injonction de « 1 par jour, 10 min chaque jour »

Alors ça, c’est la prescription hyper efficace quand on débute, ET pour se « remettre à l’ouvrage » tout au long de sa vie créative.

Ce que je remarque,

c’est que pour moi, l’inspiration partagée est plus forte, plus joyeuse et surtout plus durable, comme régénérée et stimulée par les productions des autres.

C’est probablement pour cette raison que la pratique Urbansketchers me convient si bien.

Et vous ? Est-ce que votre inspiration pour la passion qui vous anime fluctue ? Est-ce que cela vous affecte ? Avez-vous développé des tactiques pour la faire renaître ?

je suis curieuse de vous lire.

Comme vous le savez, cette newsletter est un petit début de… à vrai dire, de je ne sais pas encore quoi, peut-être une sorte de relation épistolaire entre nous ?

Alors je suis très sincèrement curieuse de vos retours et suggestions.

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